Les arrêts s'enchaînaient, sans qu'on sache par où prendre le problème.

Des douleurs qui deviennent une habitude.
Dix-neuf salariés en métallurgie. Du port de charge, des gestes répétés, des postes qu'on occupe des années durant.
Les signaux s'accumulent : lombalgies, douleurs aux épaules, douleurs aux bras. Plusieurs accidents du travail déjà déclarés.
Dans l'atelier, chacun a son explication. Les uns pensent que c'est le rythme, les autres que c'est l'âge, d'autres encore que « ça a toujours été comme ça ». Personne ne sait vraiment quelle cause traiter en premier.
Tant qu'on ne sait pas d'où viennent les TMS, on achète du matériel au hasard ou on ne fait rien du tout.
Arrêter de deviner.
L'employeur sollicite Eric Bucci pour une étude ergonomique des postes de travail. L'objectif n'est pas de produire un rapport de plus, mais d'identifier les causes réelles et d'en tirer des actions concrètes.
L'étude met en évidence deux facteurs, qui se cumulent.
- Les pratiques de travail — les salariés ne maîtrisaient pas suffisamment les gestes et les postures adaptés.
- L'environnement de travail — certains outils, équipements et plans de travail n'étaient pas adaptés aux contraintes des postes.
Autrement dit : former sans changer le matériel n'aurait pas suffi, et changer le matériel sans former non plus.
Les deux leviers en même temps.
- 01Formation gestes et postures des salariés concernés
- 02Sensibilisation aux troubles musculosquelettiques
- 03Recommandations ergonomiques personnalisées, poste par poste
- 04Accompagnement du dirigeant dans le choix de l'outillage et du matériel ergonomiques
- 05Montage du dossier de financement auprès de la CARSAT et de la CPAM
Convaincu par la démarche, l'employeur a investi 25 000 € dans l'amélioration des équipements et des postes.
Dans le cadre du Fonds d'investissement dans la prévention de l'usure professionnelle, la CARSAT et la CPAM ont pris en charge 70 % de cet investissement, conformément aux conditions du dispositif.
Le résultat
Prise en charge à 70 % via le FIPU, sous réserve de l'éligibilité du projet aux conditions du dispositif. L'entreprise dispose d'un matériel adapté, de salariés sensibilisés et d'une démarche fondée sur l'analyse réelle des postes.
Vos salariés ont mal, et vous ne savez pas par où commencer ?
L'étude ergonomique tranche entre ce qui relève du geste et ce qui relève du matériel. C'est la condition pour investir utile — et pour faire financer cet investissement.
Un appel d'offres ENEDIS sur six ans, et personne dont la sécurité soit le métier.
Lire l'étude de cas →Un salarié qui se plaint du dos, un document unique qui n'existe pas.
Lire l'étude de cas →