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Étude de cas · Métallurgie · 19 salariés

Les arrêts s'enchaînaient, sans qu'on sache par où prendre le problème.

17 500 € de financement obtenu pour les équipements
Poste de travail en métallurgie
Le point de départ

Des douleurs qui deviennent une habitude.

Dix-neuf salariés en métallurgie. Du port de charge, des gestes répétés, des postes qu'on occupe des années durant.

Les signaux s'accumulent : lombalgies, douleurs aux épaules, douleurs aux bras. Plusieurs accidents du travail déjà déclarés.

Dans l'atelier, chacun a son explication. Les uns pensent que c'est le rythme, les autres que c'est l'âge, d'autres encore que « ça a toujours été comme ça ». Personne ne sait vraiment quelle cause traiter en premier.

Tant qu'on ne sait pas d'où viennent les TMS, on achète du matériel au hasard ou on ne fait rien du tout.

Le déclencheur

Arrêter de deviner.

L'employeur sollicite Eric Bucci pour une étude ergonomique des postes de travail. L'objectif n'est pas de produire un rapport de plus, mais d'identifier les causes réelles et d'en tirer des actions concrètes.

L'étude met en évidence deux facteurs, qui se cumulent.

  • Les pratiques de travail — les salariés ne maîtrisaient pas suffisamment les gestes et les postures adaptés.
  • L'environnement de travail — certains outils, équipements et plans de travail n'étaient pas adaptés aux contraintes des postes.

Autrement dit : former sans changer le matériel n'aurait pas suffi, et changer le matériel sans former non plus.

Ce qui a été mis en place

Les deux leviers en même temps.

  1. 01Formation gestes et postures des salariés concernés
  2. 02Sensibilisation aux troubles musculosquelettiques
  3. 03Recommandations ergonomiques personnalisées, poste par poste
  4. 04Accompagnement du dirigeant dans le choix de l'outillage et du matériel ergonomiques
  5. 05Montage du dossier de financement auprès de la CARSAT et de la CPAM

Convaincu par la démarche, l'employeur a investi 25 000 € dans l'amélioration des équipements et des postes.

Dans le cadre du Fonds d'investissement dans la prévention de l'usure professionnelle, la CARSAT et la CPAM ont pris en charge 70 % de cet investissement, conformément aux conditions du dispositif.

Le résultat

25 000 €investis dans les équipements et les postes
17 500 €pris en charge par la CARSAT et la CPAM
7 500 €de reste à charge pour l'entreprise

Prise en charge à 70 % via le FIPU, sous réserve de l'éligibilité du projet aux conditions du dispositif. L'entreprise dispose d'un matériel adapté, de salariés sensibilisés et d'une démarche fondée sur l'analyse réelle des postes.